mardi 12 avril 2011

Projet Prométhée : Famille totémique & Société gentilice


Demain ''le meilleur des mondes'' ?
Ou le retour à l'Âge d'Or ?


Pour résoudre tous les problèmes :
Sexe, famille, société & civilisation,
Histoire, anthropo-archéo-ethno-socio-mytho-logie,
Matriarcat, patriarcat, famille choisie, & société clanique.

Sur la base des travaux des compères de Karl Marx :


Paul Lafargue :
Etude sur les origines de la famille - le matriarcat









Le féminisme est l'ennemi du matriarcat.
Si pour les féministes, la maternité a réduit la femme au rang d'esclave,
Dans le matriarcat, la maternité a élevé la femme au rang de déesse.

"Le mode de production de la vie matérielle conditionne en général le procès de développement de la vie sociale, politique et intellectuelle." - Karl Marx
La reproduction est la première des productions.
Pour que la famille accède au statut juridique de libre association familiale.
Pour une société solidaire, donc libérée de l’État et de la Banque.
L'humanité sera sauvée quand elle sera libérée
des dogmes du sang et de l'or.

Ce travail expose la structure, l'origine et les conséquences du matriarcat et du patriarcat. Il propose ensuite comme solution la famille choisie associative, ainsi qu'une société clanique confédérale innovante et flexible, permettant de se passer des états et des banques.

DÉFINITIONS


MATRI-ARCAT (mater familias) :

Pouvoir familial maternel (matria potestas), subordonnant le pouvoir politique masculin (droit de véto de la matriarche élue par son clan matrilinéaire), et garanti par la filiation maternelle. Ne pas confondre avec le pouvoir politique des femmes (gynarchie). Cependant, les femmes peuvent parfois prendre des décisions politiques importantes. Exemple : la Kahina (Maghreb), reine guerrière berbère résistante face aux invasions islamiques du VIIIème siècle. Il n'y a ni reconnaissance de paternité officielle, ni mariage (contrat de garantie de la reconnaissance de paternité, condition de la filiation paternelle). Puisqu'il n'y a pas ni père ni mari, l'éducation de l'enfant est assurée par la collectivité du clan matrilinéaire, dont les oncles maternel. N'existent pas dans le matriarcat : culte de la virginité, fidélité, interdit du sexe hors mariage, répression sexuelle, police des moeurs, soumission des femmes, prostitution, complexe d'Oedipe, névroses, fanatisme...

Matriarcat, au sens ethnologique, cf "Étude sur les origines de la famille" de Paul Lafargue, gendre de Marx. Non pas la soumission de l'homme aux femmes, mais la négation juridique du père. Ne pas confondre avec la gynarchie féministe (pouvoir aux femmes).
  • matrilinéarité : toute transmission se fait par le sang maternel.
  • matrilocalité : la vie sociale s'organise autour de la mère.
  • avonculat : la paternité sociale (éducation) de l'enfant est assurée par son oncle maternel.
Les sociétés dites matriarcales se structurent en familles élargies collectivistes (clans), matrilinéaires, sans mariage, ni paternité génétique reconnue. L'enfant appartient au clan de sa mère dont est exclu le géniteur. Les enfants sont élevés par les hommes de leur clan (oncles maternels) et non pas par leur géniteur. Il n'y a pas de couple, ni de fidélité, ni de jalousie, ni de possessivité, ni de violence sexiste, ni de prostitution, ni aucune marchandisation du sexe. Les affaires internes à la famille sont plutôt gérées par les femmes, tandis que les affaires externes à la famille sont plutôt gérées par les hommes. La répartition du travail se fait au mérite. On parlera plutôt de système matri-centré ou matristique, car la mère n'est pas au-dessus mais au centre de la société. C'est le premier système familial qu'a connu l'humanité. Son origine fut l'ignorance du lien entre la sexualité et la reproduction. Ce système s'est maintenu bien après la découverte de la paternité.


PATRI-ARCAT (pater familias) :
Pouvoir familial paternel (patria potestas) garanti par la filiation paternelle, qui nécessite la reconnaissance de paternité, garantie par le contrat de mariage : culte de la virginité, fidélité, interdit du sexe hors mariage, répression sexuelle, police des moeurs, soumission des femmes, prostitution, complexe d'Oedipe, névroses, fanatisme...

Le matriarcat a forcément précédé le patriarcat pour toute l'humanité, puisqu'il y a forcément eut une époque où ni le mariage, ni la reconnaissance de paternité n'existaient. Le matriarcat a survécu bien après la découverte de la paternité.
  • Polythéisme :
    • Aristocratie divine anthropomorphe ou semi reptilienne, incarnant l'autorité de l'État et/ou l'autorité royale, typique des sociétés de castes, étatiques et patriarcales.
    • Le monothéisme n'est que l'étape suivante vers la centralisation du pouvoir impérial.

  • Paganisme-animisme (paysans, pays, païen, paillard, la terre...) :
    • Divinités totémiques mi-humaines mi-animales, incarnant les différents éléments de la nature & aspects de l'existence, sans représenter un quelconque pouvoir autoritaire.
    • Les 2 divinités principales sont en général la grande Déesse-Mère, et son amant et/ou frère, le Dieu-Cornu géniteur, mi-homme mi-animal, divinités de la fécondité et de la fertilité.
    • Typique des sociétés claniques matriarcales.







AGNES ECHENE est née en 1948. Études de Philosophie, Sciences Politiques, Psychologie - Chercheuse en Anthropologie Culturelle à l’Université de Toulouse, elle explore la littérature archaïque, orale et écrite : les premiers textes écrits de l’humanité témoignent de temps révolus, de sociétés singulières, de mœurs insolites mais également d’une main-mise du pouvoir sur la matière des récits; son souci est de mettre à jour à la fois le masqué, l’implicite et le formatage.

Auteure dramatique, metteuse en scène et directrice de Compagnie elle propose des spectacles refusant le psychologisme et la complaisance à la violence, explorant des voies nouvelles dans le domaine des relations amoureuses & familiales. Conteuse, elle privilégie les contes facétieux où triomphe l’esprit, l’intelligence, la ruse, la révolte, la lutte contre les pouvoirs. Conférencière, elle transmet ses diverses connaissances en matière anthropologique et relationnelles, associant analyses et narrations.

Les aventures de la vie ont été le déclic de ses recherches : du mariage de libération à la violence et au divorce, de la vie en communauté au couple libéré, du cursus universitaire aux travaux du potager, de l’éducation libertaire des enfants en écoles parallèles, à la classe unique... et au Lycée Louis Le Grand, de l’entreprise de pointe au restaurant 3 *** des hauts plateaux d’Aubrac ... maintes trajectoires palpitantes ont donné du fil à retordre à sa quête du sens de la vie.

Elle dirige actuellement La Dive Compagnie (www.la-dive-compagnie.com), propose des Conférences mêlant contes et commentaires, assure des séances de contes en bibliothèques, écoles, centres de loisirs etc., anime des ateliers d’écriture en milieu scolaire et pour des adultes, des ateliers de parole en public, des stages de conte et des formations à la relation parents-enfants.
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